Diabète et prévention

Pédicurie et prévention diabétique ombre

Bienvenue au cabinet de pédicurie-podologie à Nice nord, boulevard Gorbella. Votre pédicure-podologue pourra recevoir et soigner les personnes diabétiques. Etant conventionnée, je vous fournirai une feuille de soin pour le remboursement de vos frais en pédicurie ou en podologie.

Qu'est ce que le diabète ?

C'est une pathologie générale caractérisée par un excès de sucres dans le sang. Cette mesure s'appelle glycémie et est physiologiquement comprise entre 0.8 et 1.1g.l-1 de sang à jeun. Selon l'OMS, le diabète se définit par une glycémie à jeun supérieures à 1.26g de glucose par litre de sang.

Il existe 2 hormones de régulation :

  • l'insuline (hypoglycémiante)
  • le glucagon (hyperglycémiant)

Ces hormones sont sécrétées au niveau des îlots de Langerhantz dans le pancréas.

En cas de diabète, on peut dire que l'hormone hypoglycémiante ne joue pas son rôle.


La présomption diabétique répond à la règle des 3 « P » :

  • polyurie (toujours envie d'uriner)
  • polyphagie (toujours envie de manger)
  • polydipsie (toujours envie de boire)

Le diabète touche aussi bien les hommes que les femmes.

Il peut-être acquit ou congénital, gras ou maigre, accompagné ou non de perte ou de prise de poids.

Diabète de type I : « Insulinodépendant » ou « diabète maigre ».

Le pancréas ne sécrète plus ou moins d'insuline, il faut donc un apport extérieur par injection quotidienne d'insuline.

L'insuline favorise l'utilisation du glucose par les tissus et son stockage en excès dans le foie sous forme de glycogène.

Elle est utilisée sous forme injectable, soit d'origine animale, soit maintenant et le plus souvent synthétique, et non pas par voie orale car elle serait digérée. Depuis peu, l'insuline par inhalation est envisagée et testée.

Le plus souvent le patient surveille lui-même sa glycémie afin de s'injecter la quantité nécessaire et suffisante d'insuline, au prorata du taux de glycémie mesurée.

Le suivi du patient diabétique est très important et d'autant plus le suivi du diabète par le diabétique lui-même.

› Notion de diabète équilibré = glycémie équilibrée = hémoglobine glyquée < à 7% (HbA1c<7%). L'Hb glyquée est un marqueur traçant de façon spécifique l'équilibre du diabète de type I ou II.

Un diabète équilibré retarde d'éventuelles complications et les minores. Si l'Hb glyquée est très importante, il y a un risque important et rapide de complication.

Diabète de type II : « Non insulinodépendant » ou « diabète gras ».

Diabète où le pancréas fonctionne mal, l'insuline sécrétée ne suffit pas à réguler la glycémie.

Il faut une adjonction médicamenteuse pour pallier à ce déficit insulinique mais aussi revoir l'alimentation, l'activité physique et bien sure l'Hb glyquée.

C'est un diabète qui se déclare souvent après 50 ans, avec une possibilité pour le type II de passer en type I.

Le diabète type II n'est pas à prendre à la légère, il n'existe pas de petit diabète.

L'équipe médicale doit éduquer le patient.

Conséquences, évolutions et complications du diabète.

C'est une maladie grave qui prédispose le sujet à certaines complications.

1. Coma acido-cétosique : le sang devient acide avec un PH < à 7.35.

2. coma hypoglycémique : le diabétique a bien pris son traitement mais n'a pas mangé suffisamment, c'est un coma très fréquent.

3. Complication infectieuse : par baisse de l'immunité.

4. Affection cardiovasculaire : par accélération du vieillissement artérielle, on dit que tout diabétique est un artéritique en puissance.

5. Complication articulaire : par augmentation du volume de certaines articulations que l'on retrouve dans le pied cubique de Charcot.

6. Complication neurologique :

  • Neuropathie diabétique par atteinte distale des nerfs périphériques.
  • On peut avoir des rétinopathie entraînant la cécité.
  • Des maux perforants plantaires (MPP) avec une diminution de la sensibilité.
  • Des hypoesthésies en doigts de gants, en chaussettes, en bottines.
  • Troubles des réflexes ostéo-tendineux, en particulier la disparition des réflexes achilléens.
  • Troubles moteurs avec atteinte des muscles distaux, en particulier les intrinsèque podaux.

7. Troubles trophiques du pied :

  • Peau fine
  • Ongles striés minces ou épais
  • Fonte du capiton plantaire, à laquelle peut s'associer des HK, mais aussi des troubles sudoraux, que ce soit de l'hyperhydrose ou de l'anhydrose (en défaut).
  • Prolifération mycosique favorisée par une diminution de l'immunité naturelle et par la diminution du pH de la peau.
  • Les maux perforants plantaires se présentant sous forme de plaie sanguinolente, cette dernière peut-être profonde et le plus souvent non douloureuse par la présence d'une neuropathie diabétique.

La prise en charge pédicurale d'un MPP consiste à débrider la plaie, nettoyer au Dakin, rincer au sérum physiologique et appliquer un pansement cicatrisant antiseptique. Il faut impérativement diminuer voir supprimer l'appui, ce que l'on peut faire avec un padding (pansement spécifique à mi parcours entre l'orthèse et le pansement), mais aussi une semelle plantaire.

Plus le diabète est mal équilibré, la glycémie non stable et l'Hb glyquée élevée, plus les complications surviennent rapidement. Il faut établir une prise en charge multi professionnelle du patient.

L'attitude du pédicure pédicure - podologue vis-à-vis du diabétique

L'attitude du praticien est de respecter les règles d'asepsie les plus strictes.

Si les pathologies présentes sont délicates, ne pas hésiter à faire le traitement en plusieurs fois.

Toujours insister sur les conseils hygiéno-diététiques (régime santé forme), réaliser des soins de pédicurie réguliers, impérativement éviter la « pédicurie de salle de bain ».

Traiter les troubles trophiques associés comme l'hyperhydrose et l'anhydrose.

Donner des conseils de toilette avec un savon pH neutre, un séchage minutieux entre les orteils afin de limiter les zones de macération.

Il faut sensibiliser le patient aux possibles complications, surtout celles causées par les angiopathies donc les neuropathies aux pieds et au membre inférieur, mais également aux yeux, au rein, etc.

Il faut faire un bilan podologique au moins annuel, donc bien sure palper les poux pédieux et tibial postérieur, faire un examen des troubles morphostatiques et faire une gradation du risque du pied diabétique :

  • Gradation 0 : rien, aucun souci
  • Grade 1 : déformation (Hallux valgus, griffe, pied plat/creux.)
  • Grade 2 : déformation + angiopathie + neuropathie, le risque trophique est multiplié par 10.
  • Grade 3 : c un grade 2 avec des antécédents de MPP ou d'amputation
  • Grade 4 : existe seulement dans certaines régions.

De cette gradation dépendra la prise en charge de la sécurité sociale, c'est le monofilament de Semmes-Weinsten 5.07 : équivaut a une pression de 10g.

Il existe aussi le diapason gradué de Rydel-Seiffer, pour la sensibilité vibratoire, qui donne une note de 0 à 8, en sachant qu'en dessous de 4 il y a présence d'un trouble sensitif et également un leurre dans la chaussure.

I- traitement du diabète :

Directement lié au type de diabète.

Diabète de type I : régime et injection d'insuline

Diabète de type II : régime surveillé et accompagné de médicaments comme le Daonil, le Diamicron ou le Glycophage.

Espoir de traitement :

  • greffe de pancréas
  • pompe à insuline
  • médicaments pouvant pallier à l'insuline
  • depuis quelques temps : l'insuline inhalée.
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